
Remplacement, collaboration, assistanat : les différences
Remplacement, collaboration libérale, assistanat ou salariat : statut, patientèle, rétrocession ou redevance, contrat et Ordre, profession par profession.
Camille · · 15 min de lectureEn bref
- Le remplaçant soigne pour un temps la patientèle d'un confrère qui cesse d'exercer ; le collaborateur libéral exerce aux côtés du titulaire et peut se constituer sa propre patientèle.
- L'assistanat change de sens selon la profession : chez les kinés, un contrat libéral sans patientèle propre ; chez les médecins, une autorisation de l'Ordre de six mois renouvelable.
- Dans un centre de santé, les professionnels sont salariés ; dans une maison de santé, ils exercent en principe en libéral.
- Sur les 832 offres de remplacement en ligne sur trouvermoncabinet au 29 octobre 2026 qui affichent un taux, le remplaçant garde 80 % des honoraires en médiane, 90 % chez les infirmiers.
- Médecins, dentistes, sages-femmes, kinés et infirmiers transmettent leur contrat à l'Ordre dans le mois qui suit sa signature.
Sommaire
- 1.Quelle différence entre remplacement et collaboration ?
- 2.Le remplacement : la patientèle d'un confrère absent
- 3.Collaboration libérale : votre patientèle chez un titulaire
- 4.L'assistanat : un mot qui change de sens selon la profession
- 5.Le salariat : chez un confrère ou en centre de santé
- 6.Quelles règles dans votre profession ?
- 7.Rétrocession, redevance : ce que montrent les offres
- 8.Comment choisir et quels pièges éviter ?
- 9.Questions fréquentes
- 10.Sources
Exercer chez un autre praticien peut prendre quatre formes : le remplacement, la collaboration libérale, l'assistanat et le salariat. Elles diffèrent par le statut, la patientèle, la façon d'être payé et le contrat à signer. Ce guide les compare pour les médecins, dentistes, sages-femmes, kinés, infirmiers, orthophonistes, podologues, psychologues et ostéopathes, sources vérifiées le 29 octobre 2026. Il ne remplace pas l'avis d'un avocat ou d'un expert-comptable.
- des honoraires gardés par le remplaçant
- 80 %
- médiane de 832 offres en ligne au 29 octobre 2026
- pour transmettre le contrat à l'Ordre
- 1 mois
- médecins, dentistes, sages-femmes, kinés, infirmiers
- sans s'installer en concurrence après trois mois de remplacement ou plus
- 2 ans
- kinés, infirmiers, dentistes, podologues
Quelle différence entre remplacement et collaboration ?
Tout tient à la patientèle : celle de qui vous soignez, et qui encaisse les honoraires. Le remplaçant soigne celle du titulaire absent, le collaborateur construit la sienne, l'assistant kiné soigne celle du cabinet, le salarié celle de son employeur.
| Remplacement | Collaboration libérale | Assistanat | Salariat | |
|---|---|---|---|---|
| Statut | Libéral | Libéral | Libéral (kinés) | Salarié |
| Patientèle | Celle du remplacé | La vôtre, en plus de celle qu'on vous confie | Celle du cabinet, sans patientèle propre | Celle de l'employeur |
| Qui facture | Le remplacé, en principe | Vous | Vous | L'employeur |
| Rémunération | Rétrocession d'une part des honoraires | Vos honoraires, moins une redevance | Vos honoraires, moins une redevance | Un salaire |
| Durée | Temporaire | Déterminée ou indéterminée | Déterminée ou indéterminée | CDD ou CDI |
| Le titulaire exerce-t-il ? | Non, il cesse ses soins | Oui | Oui | Oui |
Pour voir les offres de chaque type, parcourez les remplacements et emplois en ligne. Le détail métier par métier : remplacement kiné, remplacement infirmier libéral et remplacement médecin généraliste.
Le remplacement : la patientèle d'un confrère absent
Le remplacement est temporaire et personnel : vous prenez la place d'un confrère qui, pendant ce temps, cesse son activité de soins. Chez les médecins, il « doit cesser toute activité médicale », sauf dérogation du conseil départemental en cas de carence de l'offre de soins (article R4127-65 du Code de la santé publique, ou CSP). Chez les kinés, le remplacé libéral « doit cesser toute activité de soin », sauf circonstances exceptionnelles (R4321-107).
Qui peut remplacer
Un confrère inscrit au tableau de l'Ordre, et dans certaines professions un étudiant autorisé :
- Médecins : un étudiant qui a validé le deuxième cycle et un nombre de semestres de troisième cycle peut être autorisé à remplacer, pour une durée limitée, par le conseil départemental (L4131-2). La licence de remplacement ne vaut pas autorisation de remplacer.
- Dentistes : un étudiant qui a réussi l'examen de cinquième année (L4141-4, R4127-275).
- Sages-femmes : une étudiante autorisée par le conseil départemental (L4151-6).
- Infirmiers : l'infirmier sans cabinet a besoin d'une autorisation de remplacement d'un an, renouvelable (R4312-83). Le conseil départemental de l'Ordre la délivre ; l'Assurance maladie exige en plus 18 mois, soit 2 400 heures de travail effectif dans les six années précédentes.
Rétrocession, contrat et Ordre
Le remplaçant soigne sous l'identité du remplacé : l'étudiant en médecine utilise ses ordonnances et ses feuilles de soins, l'orthophoniste aussi. Chez les orthophonistes, les honoraires sont perçus au nom du remplacé, qui reverse au remplaçant une rétrocession. Aucun texte ne fixe ce taux : il relève de la liberté contractuelle, rappelle l'Ordre des sages-femmes.
Le titulaire informe le conseil départemental avant le remplacement (médecins, sages-femmes, kinés ; « immédiatement » pour les dentistes) et lui transmet le contrat écrit. Les podologues ne peuvent pas se faire remplacer plus de quatre mois, sauf dérogation du conseil régional (R4322-85).
Après le remplacement : la non-réinstallation
Les règles diffèrent selon la profession, et deux ont changé en 2026 :
- Kinés : après au moins trois mois de remplacement, consécutifs ou non, vous ne pouvez pas vous installer pendant deux ans en concurrence directe avec le remplacé, sauf accord notifié au conseil départemental (R4321-130).
- Dentistes et podologues : même interdiction de deux ans après plus de trois mois consécutifs (R4127-277, R4322-87).
- Médecins : depuis le 30 juillet 2026, la règle automatique a disparu ; le contrat de remplacement peut prévoir une clause de non-réinstallation (R4127-86, modifié par le décret n° 2026-691 du 27 juillet 2026).
- Sages-femmes : le code de déontologie en vigueur depuis le 1er janvier 2026 ne contient plus d'interdiction de ce type.
- Infirmiers : même interdiction de deux ans après plus de trois mois de remplacement, consécutifs ou non, sauf accord notifié au conseil départemental (R4312-87).
Collaboration libérale : votre patientèle chez un titulaire
Le collaborateur libéral exerce auprès d'un confrère de la même profession, en toute indépendance, et peut se constituer une clientèle personnelle (article 18 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005). Le titulaire continue d'exercer : vous travaillez côte à côte, dans ses locaux, avec son matériel.
Le contrat obligatoire
Le contrat est écrit, à peine de nullité. Il précise sa durée, les modalités de la rémunération, les conditions d'exercice (dont la façon de suivre votre patientèle personnelle), les conditions de rupture avec un préavis, et les modalités de suspension pour maladie, maternité, adoption ou paternité. La collaboratrice peut suspendre son contrat seize semaines au moins à l'occasion d'un accouchement.
Les Ordres publient des contrats types : médecins, dentistes, sages-femmes (modèle validé le 16 février 2026), kinés (15 novembre 2024), infirmiers, podologues. Chez les kinés, le contrat se renégocie au moins tous les quatre ans (R4321-131). Chez les podologues, la collaboration ne peut excéder quatre ans, puis elle est renégociée (R4322-89). L'Ordre des sages-femmes déconseille les contrats de moins de six mois, trop courts pour bâtir une patientèle.
La redevance
Vous facturez vos actes à votre nom et versez au titulaire une redevance pour les locaux, le matériel et les services. Pour l'administration fiscale, ces redevances ne sont pas des rétrocessions d'honoraires : elles paient la mise à disposition des locaux équipés et du matériel, et vous les déduisez de votre bénéfice non commercial (BOFiP, BOI-BNC-SECT-70-30, § 20). Selon l'Ordre infirmier, une redevance trop lourde peut être assimilée à un partage d'honoraires, interdit.
Conventionnement : une place à vous
Le médecin collaborateur libéral adhère personnellement à la convention médicale et garde le choix de son secteur (article 10-2 de la convention de 2024). Chez les dentistes, la régulation des zones non prioritaires, en vigueur depuis le 1er janvier 2025, vise aussi les collaborateurs libéraux. Chez les kinés, en zone non prioritaire, le conventionnement n'est accordé qu'au successeur d'un confrère qui cesse son activité, et l'avenant 7 prévoit cette succession quand le partant est assistant ou collaborateur. Interrogez votre caisse avant de signer.
L'assistanat : un mot qui change de sens selon la profession
Chez les kinés, l'assistant est un libéral qui renonce à développer une patientèle propre : l'Ordre publie un contrat type d'assistanat libéral distinct de celui de la collaboration (15 novembre 2024). L'assistant est immatriculé comme travailleur indépendant, facture ses actes et verse une redevance au titulaire. C'est le sens courant du mot dans les offres : sur les 98 offres d'assistanat en ligne sur trouvermoncabinet au 29 octobre 2026, 97 s'adressent à des kinés.
Chez les médecins, le « médecin assistant » est une exception. Le conseil départemental l'autorise pour six mois, renouvelable, quand les besoins de santé publique l'exigent ou que l'état de santé du médecin le justifie ; son silence pendant deux mois vaut accord (R4127-88). Le médecin peut aussi s'attacher un étudiant adjoint en zone sous-dotée, lors d'un afflux de population ou en cas de carence ponctuelle (L4131-2-1).
Ailleurs, le mot désigne d'autres situations. Une sage-femme peut se faire assister par une consœur, avec l'autorisation du conseil départemental, pour trois mois renouvelables (R4127-358). Un dentiste peut accueillir un étudiant adjoint, toujours salarié selon l'Ordre. Le code de déontologie des infirmiers ne prévoit pas d'assistanat : la collaboration libérale ou le salariat en tiennent lieu.
Le salariat : chez un confrère ou en centre de santé
Salarié, vous touchez un salaire imposé en traitements et salaires, vous relevez du régime général, et l'employeur facture les actes.
Salarié d'un confrère
Les médecins, les dentistes et les sages-femmes peuvent prendre un collaborateur salarié (R4127-87, R4127-276, R4127-359). Le médecin salarié reste indépendant dans ses décisions médicales, mais il n'adhère pas lui-même à la convention médicale et applique en principe les tarifs opposables (article 10-3 de la convention). Un dentiste qui exerce seul ne peut s'adjoindre qu'un seul collaborateur, salarié ou libéral, ou un seul étudiant adjoint, sauf autorisation de l'Ordre (R4127-276 et R4127-276-1).
Un kiné peut salarier un confrère, indique l'Ordre des kinés ; le kiné salarié ne peut pas être payé au rendement (R4321-136-1). Un infirmier peut aussi être salarié d'un autre infirmier, à condition de justifier des mêmes 2 400 heures que pour remplacer.
En centre de santé ou en maison de santé
Dans un centre de santé, les professionnels sont salariés (article L6323-1-5 du CSP). Le gestionnaire peut être un organisme à but non lucratif, une collectivité, un établissement de santé, un gestionnaire d'établissement privé de santé ou une société coopérative d'intérêt collectif (L6323-1-3).
Une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) est une personne morale constituée entre professionnels de santé (L6323-3), qui y exercent en libéral. Sa société interprofessionnelle de soins ambulatoires (SISA) peut toutefois salarier des soignants si ses statuts le prévoient, à condition qu'ils restent moins nombreux que les associés libéraux (L4041-2 et L4041-4). Dans une MSP, vous serez donc le plus souvent remplaçant, collaborateur ou associé.
Quelles règles dans votre profession ?
Toutes les professions dotées d'un Ordre encadrent le remplacement et la collaboration dans leur code de déontologie. Les autres s'en remettent à la loi de 2005, à leur convention avec l'Assurance maladie et au contrat.
| Profession | Remplacement | Collaboration et salariat | Contrat à transmettre |
|---|---|---|---|
| Médecin | Confrère ou étudiant autorisé, Ordre informé avant | Collaborateur libéral ou salarié | Conseil départemental, dans le mois |
| Chirurgien-dentiste | Confrère ou étudiant, Ordre informé | Un seul collaborateur pour un praticien seul, libéral ou salarié | Conseil départemental, dans le mois |
| Sage-femme | Consœur ou étudiante autorisée, Ordre informé avant | Une ou plusieurs collaboratrices, libérales ou salariées | Conseil départemental, dans le mois |
| Kiné | Confrère inscrit, Ordre informé avant | Collaborateur ou assistant libéral, salarié possible | Conseil départemental, dans le mois |
| Infirmier | Autorisation d'un an, 2 400 heures d'expérience | Collaborateur libéral, salarié possible | Conseil départemental, dans le mois |
| Pédicure-podologue | Quatre mois au plus, sauf dérogation | Collaboration de quatre ans au plus, puis renégociée | Conseil régional, dans le mois |
| Orthophoniste | Certificat de capacité, contrat, feuilles de soins du remplacé | Collaboration selon la loi de 2005 | Pas d'Ordre |
| Psychologue, ostéopathe | Aucun texte propre : le contrat fait la règle | Collaboration selon la loi de 2005 | Pas d'Ordre |
Psychologues et ostéopathes n'ont ni Ordre ni code de déontologie réglementaire, mais leur titre est protégé (article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002). Or l'article 18 de la loi de 2005 vise les professions libérales « dont le titre est protégé » : la collaboration libérale leur est donc ouverte. Le partage de bureau, fréquent chez eux, relève plutôt de la sous-location d'un cabinet : chacun garde sa patientèle et paie une redevance fixe.
Rétrocession, redevance : ce que montrent les offres
Le remplaçant garde 80 % des honoraires en médiane dans les offres en ligne sur trouvermoncabinet au 29 octobre 2026. Les infirmiers font exception, avec 90 % ; les sages-femmes gardent 70 %.
Source : offres de remplacement en ligne sur trouvermoncabinet au 29 octobre 2026 qui affichent un taux
Voir le tableau
| Profession | Part médiane | Offres |
|---|---|---|
| Infirmier | 90 % | 67 offres |
| Médecin généraliste | 80 % | 453 offres |
| Orthophoniste | 80 % | 77 offres |
| Kinésithérapeute | 80 % | 152 offres |
| Sage-femme | 70 % | 20 offres |
| Ensemble | 80 % | 832 offres |
En collaboration, le taux affiché est la part que le collaborateur garde après redevance : 80 % en médiane sur 89 offres, soit une redevance de 20 % de ses honoraires. Ni l'Ordre des kinés ni l'administration ne publient de taux de référence : la redevance doit correspondre aux frais réels des locaux, du matériel et des services mis à disposition, comme le rappelle le contrat type des kinés. Pour la calculer, suivez la méthode de notre guide d'installation du kiné.
Le remplacement domine largement les offres en ligne :
- Remplacement872 offres77 % des offres
- Collaboration98 offres
- Assistanat98 offresdont 97 pour des kinés
- Salariat64 offres
Source : offres en ligne au 29 octobre 2026, reprises de Rempleo et RemplaJob
Pour l'assistanat, nous ne publions pas de taux médian : 95 des 98 offres reprennent un même modèle d'annonce, décliné ville par ville.
Comment choisir et quels pièges éviter ?
Choisissez selon ce que vous cherchez : découvrir des cabinets, bâtir une patientèle ou avoir un revenu stable.
Jeune diplômé qui veut comparer des cabinets
Le remplacement, court et sans engagement, avant de choisir où vous installer
Praticien qui veut sa patientèle sans racheter
La collaboration libérale, qui prépare une installation ou un rachat de patientèle
Kiné qui veut un planning plein tout de suite
L'assistanat, au prix d'aucune patientèle propre à la fin du contrat
Praticien qui ne veut pas gérer de cabinet
Le salariat, en centre de santé ou chez un confrère
La requalification en contrat de travail
Un libéral immatriculé à l'Urssaf est présumé non salarié, mais la présomption tombe s'il travaille sous un lien de subordination permanente (article L8221-6 du Code du travail). En 2010, la Cour de cassation a confirmé la requalification en contrat de travail d'un « assistanat de kinésithérapie libérale » : horaires et gardes imposés, patients attribués (Cass. soc., 26 mai 2010, n° 08-41.595). En collaboration, ne pas pouvoir développer de patientèle personnelle conduit au même résultat (Cass. soc., 29 mars 2017, n° 15-29.028, pour un avocat).
Les autres pièges
- Durée : une collaboration de quelques mois ne laisse pas le temps de bâtir une patientèle, et un remplacement qui se répète sans fin ressemble à un emploi.
- Gérance : chez les kinés, le remplacement ne doit pas aboutir à une mise en gérance du cabinet, interdite (R4321-107, depuis le décret n° 2026-62 du 5 février 2026).
- Zone régulée : kiné en zone non prioritaire, dentiste en zone non prioritaire, vérifiez votre conventionnement avant de signer une collaboration.
- Non-concurrence : lisez la clause de non-réinstallation, sa durée et son rayon.
Avant de signer
Vous cherchez un remplaçant, un collaborateur ou un assistant ? Déposez votre offre : les praticiens intéressés vous écrivent directement.
Questions fréquentes
Quelle différence entre remplaçant et collaborateur ?
Le remplaçant soigne la patientèle d'un confrère qui cesse ses soins pendant ce temps, et reçoit une rétrocession sur les honoraires facturés au nom du remplacé. Le collaborateur exerce en même temps que le titulaire, facture à son nom, se constitue sa propre patientèle et lui verse une redevance.
Quelle différence entre assistanat et collaboration chez les kinés ?
Les deux sont des contrats libéraux, à renégocier au moins tous les quatre ans. L'assistant renonce à développer une patientèle propre ; le collaborateur peut bâtir la sienne et la garder en partant.
Quel pourcentage de rétrocession pour un remplacement ?
Aucun texte ne le fixe. Dans les offres en ligne sur trouvermoncabinet au 29 octobre 2026, le remplaçant garde 80 % des honoraires en médiane, 90 % chez les infirmiers et 70 % chez les sages-femmes.
Un collaborateur libéral peut-il être requalifié en salarié ?
Oui, si le titulaire lui impose horaires et patients ou l'empêche de développer sa patientèle. Le juge peut alors requalifier le contrat en contrat de travail.
Un psychologue ou un ostéopathe peut-il signer un contrat de collaboration ?
Oui. Leur titre est protégé par la loi, ce qui les fait entrer dans le champ de l'article 18 de la loi du 2 août 2005. Sans Ordre, aucun contrat type ne s'impose : le contrat écrit fait la règle.
Les professionnels d'une maison de santé sont-ils salariés ?
En principe non : ils exercent en libéral. C'est dans les centres de santé que les professionnels sont salariés.
Sources
Pages consultées le 29 octobre 2026, avec leur date de mise à jour quand elle est affichée. Les chiffres sur les offres portent sur les 1 132 offres en ligne sur trouvermoncabinet au 29 octobre 2026, toutes reprises des sites Rempleo et RemplaJob ; les taux sont ceux que les annonces affichent, sans contrôle des contrats signés.
- Loi n° 2005-882 du 2 août 2005 : article 18, version en vigueur depuis le 25 décembre 2021
- Code de la santé publique, médecins : L4131-2, R4127-65, R4127-86, R4127-87, R4127-88, pages de l'Ordre mises à jour le 20 octobre 2026 ; décret n° 2026-691 du 27 juillet 2026
- Code de la santé publique, chirurgiens-dentistes : L4141-4, R4127-275 à R4127-277
- Code de la santé publique, sages-femmes : L4151-6, R4127-357 et R4127-358, R4127-359, en vigueur depuis le 1er janvier 2026
- Code de la santé publique, kinés : R4321-107, R4321-130, R4321-131, R4321-136-1 ; décret n° 2026-62 du 5 février 2026
- Code de la santé publique, infirmiers : R4312-83, R4312-87 et R4312-88
- Code de la santé publique, pédicures-podologues : R4322-85 et R4322-87 ; Ordre des pédicures-podologues, code de déontologie commenté, édition avril 2024 (R4322-89)
- Code de la santé publique, structures : centres de santé, L6323-1 à L6323-1-5, maisons de santé, L6323-3, SISA, L4041-1 et suivants
- Titres protégés : loi n° 85-772, article 44, loi n° 2002-303, article 75
- Code du travail : L8221-6
- Cour de cassation : Cass. soc., 26 mai 2010, n° 08-41.595, Cass. soc., 29 mars 2017, n° 15-29.028
- BOFiP : BOI-BNC-SECT-70-30, contrat de collaboration
- Assurance maladie : convention médicale de 2024, remplacements des médecins (21 février 2025), remplacements des orthophonistes, conventionnement des dentistes en zone non prioritaire (20 novembre 2024), avenant 7 à la convention des kinés
- Ordre des médecins : modèles de contrats (16 octobre 2023)
- Ordre des chirurgiens-dentistes : les contrats de collaboration (30 septembre 2020)
- Ordre des sages-femmes : modèle de contrat de collaboration libérale (16 février 2026), montant de la rétrocession
- Ordre des masseurs-kinésithérapeutes : contrat type d'assistanat libéral et de collaboration libérale (15 novembre 2024), questions sur les contrats
- Ordre national des infirmiers : le remplacement de l'infirmier libéral et le contrat de collaboration entre infirmiers libéraux (novembre 2023), contrat d'infirmier salarié (3 juin 2025)
- ARS Hauts-de-France : les maisons de santé pluriprofessionnelles (3 juin 2026)


